Cyrille Razenwendé Simporé
Il est jeune et talentueux écrivain. Cyrille Razenwendé Simporé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a bien voulu répondre à nos questions relatives à sa passion pour l’écriture.
Afrique Durable : Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?
Cyrille Razenwendé Simporé : Je suis Cyrille Razenwendé Simporé, un auteur burkinabè originaire de Ouagadougou. Je suis un professionnel dévoué et polyvalent, avec une expertise affirmée en communication, rédaction et gestion des migrants. Je suis également formateur en écriture journalistique et en écriture d’œuvres littéraires à l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). L’écriture est pour moi une passion qui me permet de me connecter profondément à mes racines culturelles et de promouvoir la richesse du patrimoine africain. En novembre, j’ai eu le plaisir de dédicacer mon premier roman publié dans les Éditions ECOVIE, Le Prince Tinkanga ou le destin fatal des Prestidigitateurs royaux. Ce livre explore les intrigues de pouvoir et les destinées au sein des cours royales africaines. Par ailleurs, je suis membre du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA). En tant qu’auteur reconnu et membre actif du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), mon engagement dans la création intellectuelle est profondément ancré. Aussi il faut retenir que je m’investis activement dans des initiatives associatives pour soutenir la jeunesse et la culture ainsi que la promotion des droits humains.
D’où vous est venue la passion d’écrire des œuvres ?
Ma passion pour l’écriture trouve ses origines dans mon amour pour la lecture, qui s’est manifesté dès mon plus jeune âge. J’ai été captivé par des récits fascinants et des personnages emblématiques, ce qui m’a donné envie de créer mes propres histoires. Au fil du temps, l’écriture est devenue un moyen privilégié pour moi d’exprimer mes idées, de réfléchir sur notre société, et de contribuer à la transmission de notre héritage culturel.

Dans quel courant littéraire vous vous inscrivez ?
Je m’inscris dans un courant littéraire qui allie la tradition orale africaine à une perspective contemporaine. Mon style s’inspire des récits et des mythes ancestraux, tout en abordant des thématiques actuelles comme l’identité, le pouvoir et la justice. À travers mes œuvres, j’essaie de créer un lien entre le passé et le présent, en revisitant les histoires de notre patrimoine et en les rendant accessibles et pertinentes pour les lecteurs d’aujourd’hui.
Combien d’œuvres avez-vous publiées à ce jour ?
À ce jour, j’ai écrit deux romans. Mon premier, Le Prince Tinkanga ou le destin fatal des Prestidigitateurs royaux, est déjà publié. Mon deuxième roman, L’enfant prodige des savanes tropiques, est en cours de publication et sera bientôt disponible chez Éditions IKS. Ces œuvres reflètent mon engagement à faire découvrir la richesse de notre culture à travers des récits profondément enracinés dans l’histoire et la tradition africaine. Sachez bien aussi qu’en ma qualité de formateur, je suis auteur de deux œuvres pédagogiques à savoir, Cours complet en écriture d’œuvres littéraires et Cours d’initiation à l’écriture journalistique.
Pouvez-vous nous donner un aperçu du contenu de vos ouvrages ?
Le Prince Tinkanga ou le destin fatal des Prestidigitateurs royaux plonge le lecteur dans les intrigues des cours royales africaines, où se mêlent magie, pouvoir et destin. Le roman explore les enjeux de la prestidigitation royale et les tragédies qui en découlent. Quant à L’enfant prodige des savanes tropiques, il raconte l’histoire d’un jeune prodige confronté à des défis extraordinaires. Ce récit traite de la quête d’identité et du leadership dans un contexte africain.
Quelles difficultés rencontrez-vous en tant que jeune écrivain ?
Les principales difficultés auxquelles je suis confronté en tant qu’écrivain sont la promotion et la diffusion de mes œuvres. Dans un contexte où la littérature africaine nécessite encore plus de reconnaissance et de soutien, il n’est pas toujours facile de faire connaître ses écrits. De plus, la recherche de financements et de partenariats pour mener à bien mes projets littéraires reste un défi majeur. Néanmoins, je m’efforce de surmonter ces obstacles avec détermination, afin de faire entendre ma voix et de mettre en valeur notre patrimoine culturel.
Quel appel souhaitez-vous faire passer ?
J’aimerais lancer un appel aux jeunes écrivains et artistes africains : persévérez dans votre passion et croyez en la puissance de votre art. Il est essentiel de continuer à produire et à partager des œuvres qui valorisent notre identité et notre culture. Je voudrais également inviter les institutions culturelles, les mécènes et le grand public à soutenir les initiatives littéraires et artistiques, pour permettre à la culture africaine de rayonner à travers le monde.
Propos recueilli par Hamidou TRAORE

