Professeur Yacouba Ouedraogo ( tenant le micro) et le Professeur Djibrihinna Ouedraogo, responsable du GRAIFE
Par Hamidou TRAORE
Le Professeur Yacouba Ouédraogo s’est penché sur les « théories classiques du droit administratif » ce mercredi 7 janvier 2026, à l’occasion d’un séminaire scientifique organisé par le Groupe de Recherche sur l’Administration, les Institutions et le Fonctionnement de l’État (GRAIFE).
Cette communication s’inscrivait dans une vaste initiative de formation réunissant près d’une centaine d’universitaires africains -enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants- venus de sept pays : Cameroun, Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Gabon, Guinée Conakry et Tchad. Dans ce cadre académique d’envergure, le droit administratif a occupé une place centrale dans le programme, confirmant son rôle structurant dans l’étude et la compréhension de l’action publique.
Au cours de son intervention, le Professeur Ouédraogo a proposé une lecture à la fois rigoureuse et pédagogique des fondements du droit administratif. Partant de la genèse de cette branche du droit, il a revisité les grandes théories fondatrices qui en ont façonné l’identité, avant d’en exposer les critères essentiels et les principes cardinaux. L’exposé a notamment permis de clarifier la distinction, souvent débattue, entre les notions de service public et de puissance publique, deux piliers autour desquels s’articule l’action administrative.
L’universitaire burkinabè s’est également attardé sur le rôle déterminant de la doctrine dans la construction et l’évolution du droit administratif, soulignant l’influence des penseurs et des juristes dans la consolidation de cette discipline. Enfin, un éclairage particulier a été apporté sur les juridictions administratives, véritables gardiennes de la légalité administrative et garantes de l’équilibre entre l’administration et les administrés.
À travers cette communication dense et structurée, le séminaire du GRAIFE a rappelé que le droit administratif, loin d’être une matière figée, demeure un champ vivant, nourri par la réflexion doctrinale et les réalités institutionnelles. Une manière de montrer que revisiter les classiques, c’est aussi mieux préparer le droit public africain aux défis contemporains de l’État et de la gouvernance.
Hamidou TRAORE
