Une vue des manifestants
L’autre facette de cette 27e édition de Conférence des parties sur le climat (COP) à Sharm-el-Sheikh (Egypte, du 07 au 18 novembre) est la manifestation quotidienne des activistes venus de toutes les horizons de la planète. Ils exigent la fin du financement des énergies fossiles, principales responsables de la crise climatique mondialisée.
Ils sont africains, européens, asiatiques, américains. Jeunes, vieux, hommes et femmes. Ils se sont mobilisés pour prendre part à la 27e COP à leur manière. Ils ont choisi un endroit assez stratégique qui est l’entrée principale des pavillons où se mène les débats pour tenir chaque jour, dès les premières heures de la journée leur manifestation. Ce qui permet de forcer l’attention de toutes les délégations venues prendre part aux négociations. Les manifestants tiennent à tour de rôle des discours incisifs contre le financement des énergies fossiles qu’ils accusent d’être le principal responsable de la crise climatique que connait le monde. Les discours sont entrecoupés par des chants aussi revendicatifs. Ainsi l’un d’eux entonne : « What do we want ? (Que exigeons nous ?ndlr», la foule répond : « climat justice ! (la justice climatique» ; « When ? (quand?», demande à nouveau la voix et les autres de répondre en chœurs : « Now, now (maintenat, maintenant)». Les manifestants tiennent également des pancartes sur lesquelles on peut lire la substance des discours : « Stop funding fossil fuel (Arrêtez de financer les combustibles fossiles ndlr) ; « Pay for loss and damage now (Payez maintenant pour les pertes et les dommages) » ; Declare a climate emergency end fossil fuels, (Déclarer l’urgence climatique Mettre fin aux combustibles fossiles) » ; « Reparations now, (Réparation maintenant) ». Les manifestants font preuve d’ingéniosité pour faire passer leur message. Ce vendredi 11 novembre matin, pendant que les autres débitaient les chants et discours, un vieux s’est couché, raid comme s’il était mort pour signifier l’urgence et la dangerosité de la situation. Aucune délégation ne passe sans que leur attention ne soit attirée par leur manifestation. Journalistes et autres participants se bousculent pour filmer ou faire des photos.

« Les finances ne doivent pas contribuer à nous polluer mais plutôt à valoriser nos ressources naturelles. Il faut qu’on arrête le soutien au pétrole, et celui au gaz. Le charbon et les hydrocarbures non conventionnels ne doivent plus être soutenus.», clame Sophie Jacqueline Richmond, activiste venue de l’Europe. Mais avant elle souligne sur un ton d’indigné que « Ces négociations ont commencé depuis des années. Ils nous disent à chaque fois qu’on s’aligne à l’accord de Paris mais ce n’est pas ce qu’on pense qui se fait. Aujourd’hui on manifeste pour que le financement des énergies fossiles cesse. ».
Une autre jeune militante venue de l’Asie exige de trouver d’autres sources d’énergies surtout propre que les énergies fossiles. « Il faut que les gouvernements arrêtent de les subventionnés et il y a mille et une façons de vivre autrement qu’avec ses énergies fossiles », lance-t-elle à la foule.
En rappel, les scientifiques indiquent que les combustibles fossiles brûlés libèrent du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre. Ce qui en fait les principaux responsables du réchauffement planétaire et du changement climatique.
Hamidou TRAORE
