Le président de la FAIB Moussa Kouanda (à gauche) et Aboubacar Dianda (à droite) ont exprimé la volonté de leur structure à oeuvrer pour la paix au Faso
Ce vendredi 29 juillet, des centaines de jeunes musulmans se sont retrouvés au siège de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina Faso (FAIB) pour exprimer leur « soutien » et leur satisfecit au président Moussa Kouanda pour avoir agi pour le dénouement de la crise née des agissements du ministre des affaires religieuses et coutumières.
Regroupés sous la coupole de la Coordination des Jeunes Musulmans du Burkina Faso (CJMB), cette foule de jeunes est allée traduire de vive voix sa reconnaissance et son « soutien indéfectible » au président de la FAIB Moussa Kouanda. C’est Aboubacar Dianda, le vice-président de la coordination qui a livré le message sous le regard approbateur de l’assistance et des autorités musulmanes. « La jeunesse musulmane du Burkina… vient vous adresser son message de soutien indéfectible lors de votre rencontre de vérité à la primature qui a abouti à des présentations d’excuses et de demande de pardon à toute la Oumah par le ministre des affaires religieuses et coutumière ». Cette jeunesse a également déclaré son attachement à la cohabitation et un vivre ensemble apaisé que le Burkina Faso connait depuis des lustres. Rappelons que cette mobilisation est née suite à la note du ministre Issiaka qualifiant les propos d’un Imam de Gombousgou de « signe de radicalisation ».

Par ailleurs, ces jeunes se sont montrés préoccupés par le fait que depuis la création de ce ministère, il n’a fait en si peu de temps que de susciter « des polémiques inutiles et la haine » menaçant la coexistence pacifique entre les communautés. Ils ont également déploré le fait que depuis l’existence de cette institution, son premier responsable est à son énième acte provoquant le courroux des musulmans. S’appuyant sur un article de notre confrère de Minute.bf, Aboubacar Dianda a profité pour mettre en garde le ministre sur ses intentions de « remettre sur la table, la loi controversées de 2015 sur les libertés religieuses ». Le Pour éviter de prochains ratés de la part du ministre, le vice-président a proposé que le ministre entreprenne une concertation préalable avec la FAIB en cas de problème impliquant un membre de la communauté musulmane.
Pour sa part le président de la FAIB Moussa Kouanda, s’est confondu en remercie à la jeunesse qui fait montre de préoccupation pour leur religion et la coexistence pacifique. Il a également invité cette jeunesse à toujours se rendre à la FAIB pour exprimer leur préoccupation et ne jamais s’adonner à des actions spontanées devant une quelconque institution de la république ou dans la rue.
Hamidou TRAORE
