Par Hamidou TRAORE (tr.hamidou@gmail.com)
L’enthousiasme de la coupe du monde 2026 (États-Unis, le Canada et le Mexique) risque fort d’être émoussé par des phénomènes météorologiques extrêmes induits par la crise climatique globale : des épisodes de chaleurs extrêmes. C’est ce qui ressort du rapport « Pitches in Peril » publié le mardi 02 septembre 2025.
Une grosse inquiétude plane sur la tenue de la coupe du monde 2026. En effet, ce rapport publié par les ONG Football for Future et Common Goal, en partenariat avec la société d’analyse climatique Jupiter Intelligence, alerte sur les risques liés à la chaleur extrême lors de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. A cause de la hausse des températures, 10 des 16 stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde, dépassent déjà les limites de sécurité, posant de sérieuses inquiétudes sur l’organisation de la compétition au cours de l’été. Les scientifiques préviennent que la Coupe du monde 2026 pourrait être la dernière du genre en Amérique du Nord sans mesures d’adaptation majeures. Ces révélations faites par ce nouveau rapport historique, « Pitches in Peril », présentent les points de vue des héros du football tels que le vainqueur de la Coupe du monde Juan Mata, l’international américain Mark McKenzie et l’international allemand Serge Gnabry. Dans la foulée, les joueurs de la Coupe du monde expriment leur inquiétude quant à l’avenir du sport, après avoir appris que 10 des 16 stades prévus pour le tournoi ne respectaient pas les limites climatiques permettant de jouer en toute sécurité. Cette étude propose la première évaluation des risques climatiques conforme aux recommandations du GIEC pour tous les sites de la Coupe du monde 2026, ainsi que des stades prévus pour 2030 et 2034, et même des terrains de football où des légendes du football telles que Messi et Ronaldo ont commencé leur carrière.
Les principales conclusions du rapport :
Stades menacés : 10 des 16 stades qui accueilleront la Coupe du monde l’année prochaine dépassent déjà les limites de sécurité en raison de la chaleur extrême.
La chaleur extrême devient la nouvelle norme : d’ici 2050, près de 90 % des stades nord-américains devront s’adapter à la chaleur extrême.
Le football amateur est le plus touché : tous les terrains amateurs analysés ont déjà dépassé les seuils d’inutilisabilité pour plusieurs dangers.
D’ici 2050, les deux tiers des terrains où ont joué des icônes telles que Messi, Ronaldo, Salah et Mbappé dépasseront les limites de chaleur sûres pour le jeu.
Dans les pays du Sud, où les émissions historiques sont les plus faibles mais où la capacité d’adaptation est la plus faible, les terrains sont confrontés en moyenne à sept fois plus de jours de chaleur rendant le jeu impossible que dans les pays du Nord.
Hamidou TRAORE (tr.hamidou@gmail.com)

