Fofana Lanciné, agronome, entrepreneur agricole et militant actif du Réseau des Jeunes pour le développement communautaire (RJDC) venu de la Côte d'Ivoire
Le troisième forum panafricain dénommé Africans rising s’est tenu du 29 au 31 août 2024 dans la capitale ghanéenne (Accra). Une rencontre de jeunes africains venus des quatre coins du continent avec pour ambitions d’influencer les décideurs politiques des Etats africains à se pencher sur des questions essentielles avec en toile de fond la libération des africains de toute forme de servitude. Ainsi à cette occasion, Fofana Lanciné, agronome et entrepreneur agricole, venu de la Côte d’Ivoire et militant actif du Réseau des Jeunes pour le développement communautaire (RJDC) nous livre ses impressions à cette édition 2024 de Africans rising.
« Je suis très ravi de participer à cette rencontre de Africans rising par le biais de mon président Guévi Olivier. Il faut dire que je ne suis pas venu ici pour faire du tourisme. C’est véritablement le thème qui m’a convaincu. C’est un thème qui parle essentiellement de l’unité africaine qui, je pense s’impose de nos jours face aux grands défis que notre continent fait face. Je veux parler de la lutte contre le terrorisme, la question de la crise climatique, le problème d’accès de l’eau, l’insécurité alimentaire, etc. Mais j’ai été un peu déçu car certains sujets n’ont pas été abordés bien que des thèmes leur étaient consacrés. Par exemple, j’ai pris part à un atelier où était débattu la question de la justice climatique. Cependant, en aucun cas on a fait cas des effets des changements climatiques sur l’agriculture. Alors que nous le savons, l’économie de presque tous les pays africains repose sur l’agriculture. Pour moi, on aurait dû réfléchir sur quelle solution trouver pour amoindrir les effets de ces changements climatiques sur l’agriculture, aussi comment améliorer les conditions de vie de nos parents qui vivent dans des conditions très précaires. A mon avis, des réflexions sérieuses doivent être menées pour améliorer les conditions de vie de ces braves paysans qui n’ont souvent pas dans leurs campements ou villages le minimum comme l’électricité, de l’eau potable etc. C’est vraiment un sujet qui me tient à cœur. Et c’est un manquement que j’ai relevé à cette activité d’Africans rising »
Propos recueilli par Hamidou TRAORE
